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samedi 23 mai 2015

La réalité de l’utilitarisme de type «économique» de nos étudiants et les types d’évaluations, formatives ou sommatives.


Les collégiens de nos cohortes, depuis les derniers 10 ans, sont très pratiques et pragmatiques quand vient le temps d'accomplir des efforts ou des tâches et, l’utilitarisme règne en roi dans nos classes de cours. Nos élèves ont des esprits utilitaires et ils adoptent facilement l’attitude de personnes qui ne se préoccupent que de l’utile. Si seulement nous pouvions nous limiter à cette définition pure de l’utilitarisme, «se préoccuper de ce qui est utile», nous pourrions alors convaincre nos élèves d’accomplir une multitude de tâches formatives en les convainquant que cela leur sera «utile» pour effectuer, par exemple, un devoir sommatif ou un examen de mi-session. Avez-vous déjà eu la question : «Monsieur, est-ce que ce travail compte ?», moi très fréquemment.

Ma question est très simple, arrivez-vous à faire exécuter véritablement et en profondeur, à vos étudiants, des tâches formatives, sans notes ? Véritablement et en profondeur étant les mots-clés dans mon interrogation. Moi, je n’y parvenais pas mais je me suis amélioré le jour où j’ai vraiment compris ce que voulait dire l’évaluation formative.

Je me suis obstiné, pendant plusieurs années, à tenter d’appliquer le grand principe qui stipule qu’il ne faut pas tout noter en classe et de ne pas accoutumer les élèves à ne travailler que pour des notes. Du moins, c’est ce que je croyais et que plusieurs «anciens enseignants» m’avaient confirmé. Ce que je ne savais pas c’est que je ne travaillais pas dans la bonne direction et avec les bonnes méthodes et objectifs. Analysons un peu ces deux types d’évaluations et posons-nous la question : formative ou sommative ?

Avant mes recherches au programme de deuxième cycle de la Maîtrise, je me suis acharné, pendant près de dix ans, à considérer mes évaluations formatives comme des travaux en tout points analogues aux évaluations sommatives sauf qu’elles ne comportaient pas de notes. De plus, je n’évaluais pas correctement mes travaux formatifs. Ces deux types d’évaluation n’ont clairement pas les même objectifs et donc, ne doivent pas être de même gabarits.

Ce que j’ai réalisé aussi, au fil du temps qui passe, c’est que la notion d’utilité de nos étudiants implique une définition de l’utilitarisme qui est très précise, unique et singulière. Pour eux, « être utile » signifie : Est-ce que cela compte pour des points, pour la note.  Et je vous pose cette autre question sans y répondre : Faire compter des exercices ou des travaux est-il une façon de motiver les élèves à la tâche ? Je taquinne souvent mes étudiants sur ce constat en leurs disant que si je demandais de prendre un ascenseur pour faire un travail, certains viendraient me voir pour me demander si de prendre les escaliers serait plus «utile» pour avoir plus de points.

L’évaluation globale, sommative et formative, doit avoir une double fonction : (1) Elle doit aider au développement de l’élève en lui fournissant de l’information sur ses apprentissages et en le guidant dans le processus complexe de ce qu’est apprendre ; (2) Elle participera à la certification partielle et finale de l’intégration des apprentissages ou de la (des) compétence(s). Cette certification est sous la forme de notes chiffrées cumulatives dans notre système scolaire.
Dans la méthode d’enseignement que j’utilise et dans un cadre qui vise plus l’intégration des apprentissages et le développement de compétences, mes évaluations formatives servent également à mon évaluation sommative. Je pourrais dire que mon évaluation est donc continue, qu’elle prendra une forme plus ou moins formelle et exigera le recours à des activités plus ou moins instrumentées qui serviront à accumuler les notes chiffrées.

Retenons, pour l’instant, qu’avec ma méthode d’enseignement, l’évaluation se fait en continue et que dans mes cours, toutes les activités donnent droits à des points.

Yves R. Morin

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