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vendredi 22 août 2014

Réflexion sur l'échec


La dynamique d’apprentissage par l’échec est foncièrement défectueuse dans notre milieu scolaire et elle se heurte à de nombreux obstacles (la politique du non redoublement en est une). Lorsque j’étudiais au secondaire, le redoublement était accepté et prescrit. En 1970, lors de mon premier secondaire, j’ai obtenu la «ronflante» note de 42% en mathématique. Ce qui m’a valu de devoir refaire mes mathématiques du premier secondaire durant l’été pour pouvoir progresser en deuxième secondaire. Et bien en 1982, j’ai obtenu mon diplôme en mathématiques actuarielles de l’Université de Montréal et je rédigeais mon cinquième examen de la Société d’Actuariat de Chicago. Mon échec de 1970, bien géré, m’a fait passer de cancre en mathématique à diplômé spécialisé dans le domaine le plus poussé des mathématiques appliquées. L’enseignant qui m’a fait reprendre mes mathématiques durant l’été de 1970 en est pour beaucoup responsable.

Le rôle de l’enseignant devant l’échec et l’«indisposition à l’apprentissage» est donc d’aider l’étudiant à (1) changer sa perception face à l’échec; (2) aider ce dernier à interpréter son échec; (3) mémoriser et conscientiser des leçons positives et constructives; (4) modifier ses comportements pour ne plus reproduire l’échec en question. Nous affirmons que l’on tire peu d’enseignements d’une réussite facile, dont les explications sont toujours un peu mystérieuses et demeurent toujours sans analyses sérieuses et métacognitives. Alors que c’est grâce à l’introspection des échecs que l’on apprend à se connaître vraiment et que l’on progresse très rapidement.

L’échec, bien géré, nous apprendra plusieurs savoirs durables : (1) savoir changer nos plans ; (2) changer nos décisions ; (3) apprendre de nouvelles stratégies ; (4) réévaluer nos façons de travailler ; (5) redéfinir nos efforts ; (6) mieux planifier notre travail ; (7) apprendre à travailler avec les autres, à poser des questions, à réfléchir différemment ; (8) savoir ce qui ne fonctionne pas selon notre type d’intelligence.

J'affirme donc, en conclusion, que dans un système éducatif guidé par des impératifs d’apprentissage et non pas des dominantes de performance ; il est important d’enseigner et de véhiculer qu’apprendre d’un échec doit être une fin en soi. 

2 commentaires: