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jeudi 10 mars 2011

« L’apprenant n’est pas un verre vide » (Piaget)

Dans un texte de Michelle Lauzon, Comment les professeurs du collégial ont-ils appris à enseigner?, cette dernière nous fournit un tableau complet des modalités d’apprentissage de la profession par les professeurs au collégial. À mon humble avis, il manque un aspect à ce tableau ; celui de l’apprentissage de la profession par la reproduction d’expériences de son propre passé comme apprenant et je m’explique.

Lors de la lecture de textes de Prost, Grégoire et Altet, je me suis surpris à repasser en film, dans ma tête, la séquence de mon éducation primaire, secondaire, collégiale et universitaire : Éducation primaire -1962 à 1969 - et secondaire - 1969 à 1974 - privée, chez les frères des Écoles Chrétiennes, collégiale au cégep de St-Laurent - 1975 à 1978 - et universitaire à l’Université de Montréal -1979 à 1983 -. 

L’étude des différents courants pédagogiques m’a habilité à établir un lien très étroit entre ces derniers et ce que j’ai vécu comme étudiant et ce, en séquences très bien délimitées. J’ai été exposé au magistro- centriste, à un peu de puero et de socio-centriste et le seul courant curriculaire auquel je fusse exposé a été l’enseignement programmé.

Je tente encore de voir plus clair dans ces relations avec mon éducation mais une chose est assuré : 90% de cette dernière fût construite dans un contexte où j’ai été exposé presque uniquement à des théories académiques de l’éducation « qui voient l’apprentissage des contenus et des méthodes disciplinaires comme la pierre angulaire de l’éducation, qui privilégient l’acquisition d’une solide formation générale comme finalité ....centrées sur la transmission du savoir et ne s’interrogeant pas ... des manières d’apprendre. » RAYMOND, D, Qu’est-ce qu’apprendre ? ou Apprendre, oui mais ..., Recueil de texte II, Enseigner au collégial : fondements et défis, PED-875, Automne 2004, (Enseignante, Allaire, Hélène), page 

Davantage et pire, j’ai eu exclusivement des enseignants pour qui l’essence même de la fonction était de transmettre des savoirs en utilisant des formats de cours centrés sur eux-mêmes : des ‘speaker’.

Pourquoi alors ais-je de la difficulté à me taire en classe à l’occasion ! Pourquoi m’arrive-t-il encore à l’occasion de faire le «speaker» ? Pourquoi dois-je constamment encore faire des efforts pour trouver des stratégies qui feront travailler mes étudiants. La réponse est très claire, non ?

Je rejoins ainsi Piaget et je confirme mon opinion sur le sujet. Mon enseignement est largement influencé par les courants pédagogiques et les courants curriculaires auxquels j’ai été exposé durant mon éducation
J’ai tendance à les reproduire et ainsi en est-il pour la majorité des enseignants, non ?

Ce jugement me laissait conclure que mes applications en classe, basées sur des reproductions de l’acquis, étaient conformes et justes. Je me considère instruit, cultivé, formé et éduqué, la méthode devait être bonne !!!


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